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Une expérience du chaos. Destructions, spoliations et sauvetages d’archives, 1789-1945 (Paris, Archives nationales, hôtel de Soubise)

Vue de l’exposition

C’est une exposition ambitieuse qui se tient depuis le 17 mai jusqu’au 18 septembre à l’hôtel de Soubise, à Paris : Une expérience du chaos, destructions, spoliations et sauvetages d’archives, 1789-1945, revient sur un aspect méconnu mais qui reste pourtant malheureusement actuel de la vie des archives, à savoir les enjeux politiques de la main-mise  et de la destruction des archives d’un État lors des conflits.

L’exposition propose de se concentrer sur la période que les historiens appellent contemporaine, à savoir de la Révolution à la fin de la Seconde guerre mondiale, bien que le propos puisse s’appliquer aux périodes historiques antérieures (les archivistes auront une pensée émue pour le sort des archives royales françaises perdues à l’issue de la bataille de Fréteval de 1194 entre Philippe Auguste et Richard Coeur de Lion, mais aussi pour les archives écossaises déménagées à Londres en 1296 sur ordre d’Edouard I, roi d’Angleterre et vainqueur des Ecossais). Cette période est riche en évènements destructeurs d’archives qui scandent la scénographie et la progression du propos : la Révolution française, le Premier Empire, la révolution de 1848, la Commune en 1870-1871, la Première guerre mondiale, la Seconde guerre mondiale, sont autant d’épisodes tragiques mais aussi fondateurs pour les archives nationales telles que nous les connaissons aujourd’hui.

Car paradoxalement, les vicissitudes des archives françaises, dont il est principalement question ici, ont amené les archivistes à affiner leurs pratiques en matière de protection (conservation préventive dans le jargon), de restauration après dégâts, de bonnes connaissances archivistiques afin de sélectionner les archives à sauver en priorité ou celles à détruire. Pour le reste de la population, elles ont rappelé l’importance administrative et symbolique qu’elles recèlent.

Une première section est consacrée au sort des archives lors de la Révolution. On débute avec les archives privées des familles nobiliaires, objets de la fureur du peuple dès 1789 : en détruisant les titres, on détruit les liens de dépendance envers les seigneurs et la société d’ordre qu’elles justifient. Si cette violence est spontanée, comme lors de la prise de l’hôtel de ville de Strasbourg et de la destruction des archives s’y trouvant, elle n’en est pas moins aveugle : sont visés les symboles de l’Ancien régime, mais pas toutes les archives. Dans un second temps, l’exposition démontre que s’opère un glissement vers une destruction raisonnée et institutionnalisée des archives de l’Ancien régime : on « trie » les papiers, afin d’en conserver certains non plus à titre de preuve juridique, mais au titre de document historique, sous l’égide des Archives nationales créées en 1790. C’est ainsi qu’un décret de l’Assemblée nationale du  19 juin 1792 stipule que « considérant qu’il existe dans plusieurs dépôts publics (…) des titres généalogiques qu’il seroit dispendieux de conserver et qu’il est utile d’anéantir, décrète qu’il y a urgence » : chers à conserver, utiles à détruire, après tri des titres de propriétés, et le tout dans l’urgence…un extrait d’une circulaire des Hautes-Alpes de la même époque, rapporté sur le mur de cette section, est encore plus explicite et surtout imagé quant à la nocivité des archives nobiliaires : en prescrivant la destruction des titres féodaux, « l’air pur que doivent désormais respirer des hommes libres ne sera plus infecté de l’odeur pestilentielle des parchemins et titres féodaux ».

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 gravée en 1792 et Constitution de 1791, brisées le 5 mai 1793, Paris, Archives Nationales

Une vitrine notamment m’a frappé : il s’agit de celle contenant la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, gravée en 1792, et la Constitution de 1791, encastrées dans la colonne de la Liberté à la Bastille, et qui ont été violemment pilonnées en 1793, à la chute de la monarchie constitutionnelle, afin de mettre une fin symbolique à ce moment, et malgré tout conservées en guise de preuve historique. La vitrine suivante n’en est pas moins étonnante (même s’il faut l’avouer, elle est moins émouvante, quoique…) : sur un bureau dont les symboles royaux aux angles ont été bûchés et remplacés par le bonnet phrygien, bureau sur lequel aurait été couché Robespierre après sa tentative de suicide, se trouve présenté un ensemble de documents qui témoignent de la connaissance que les gens de l’époque pouvaient avoir des typologies d’actes produits par les administrations. Il s’agit en effet du registre des ordonnances au porteur signées par le roi ou Livre rouge (non, pas le petit Livre rouge), soit les gratifications accordées au libre choix du roi, et qui est spécifiquement visé par la gravure présentée à côté où sur plusieurs bûchers se consument les symboles de l’Ancien régime et de la tyrannie, dont le Livre rouge. On notera l’importance de l’écrit dans cette gravure, car aux archives d’une royauté et d’un système honnis s’opposent au premier plan les écrits des inspirateurs de la Révolution, portés en procession par le peuple. Suivent plusieurs inventaires de papier, réalisés à la suite des confiscations : avant de trier, il faut connaître! Ces papiers saisis constituent encore aujourd’hui la série T des archives nationales pour ceux qui n’ont pas été restitués aux familles entre l’an III et 1834.

Lettres de voiture pour les caisses des archives pontificales, adressées à « Daunou, hôtel de Soubise », 9 novembre 1810, Pierrefitte-sur-Seine, Archives nationales. Notons le formulaire imprimé.

Sous le Premier Empire se joue en partie le rôle des Archives devenues impériales. Si l’intérêt de Napoléon pour les archives n’est pas à remettre en cause, cet intérêt pour les archives des pays conquis est avant tout historique. Tout comme pour les oeuvres d’art que Napoléon fait transporter à Paris en manière de triomphe, les archives du Vatican, de Castille dites de Simancas, de Vienne, etc, relatives à la France (traités, correspondances d’ambassadeurs, etc). Elles viennent saturer le bâtiment des archives à Soubise, occasionnant une réflexion sur un nouveau bâtiment, dont la première pierre est posée en 1812 en grande pompe comme le rappelle une affiche présentée ici. Les archives présentées montrent l’organisation des transports : des inventaires des documents eux-mêmes, les reçus ou lettres de voitures pour les archives pontificales, la correspondance relative au transport des archives de Simancas (19 tonnes…), mais aussi des archives ayant subi des avanies, et qui n’ont pas été rendues après la chute de l’Empire. En effet, ces archives déplacées seront prises en compte dans les restitutions négociées lors du traité de Vienne. Malgré tout, une part des archives de Simancas, environ 60 000, ne sera rendue qu’en 1941 avec plusieurs oeuvres d’art par le gouvernement de Pétain, en « remerciement » de la neutralité de l’Espagne franquiste dans le conflit et pour obvier à leurs prétentions sur les possessions coloniales de la France de l’époque, un épisode peu à l’honneur de la France qui selon moi n’a pas été suffisamment mis en valeur dans cette exposition.

D’une révolution à l’autre nous amène une trentaine d’années plus tard. Cette section est brève. L’Empire est tombé, la royauté restaurée s’apprête à faire de même. C’est à travers la correspondance de Louis XVIII que le sort des archives est présenté, avec le sac des Tuileries et le pillage des documents administratifs encore présents dans les bureaux.

« Restes » de l’incendie de la Commune, Archives de Paris

L’exposition s’attarde plus sur les évènements de la Commune de 1870 : si on connaît bien l’épisode de l’incendie du palais des Tuileries et de l’Hôtel de ville de Paris, une carte nous rappelle que d’autres bâtiments publics, abritant services de l’État et donc des archives, sont partis en fumée (le ministère des finances, le Palais-Royal, l’hôtel du préfet de police, la Caisse des dépôts et consignations, la Cour des comptes et le Conseil d’État, l’hôtel de la Légion d’honneur), déstabilisant le fonctionnement étatique mais aussi la vie des Parisiens. En effet, avec l’hôtel de ville c’est l’état civil qui disparaît : une reconstitution a posteriori en ayant recours aux actes conservés par les particuliers eux-mêmes, mis à contribution comme le rappelle là encore une affiche de l’époque, ne permet d’en récupérer qu’un tiers. On apprend que ce traumatisme archivistique occasionne en 1877 la création d’un nouveau type d’acte, le livret de famille, censé pallier toute destruction d’état civil au niveau central, une sorte de « troisième dépôt des actes de l’état civil confié à la garde des intéressés et (qui) seraient une source de renseignements précieux pour le cas où ces registres viendraient à être détruits » selon la circulaire du ministère de l’intérieur du 18 mars 1877.  Sous cette affiche se trouve une vitrine où sont réunies quelques reliques des incendies, aujourd’hui conservées aux Archives départementales de Paris.

Pour les trois dernières sections de cette exposition, je souhaiterai non pas revenir sur chacune d’entre elles, mais sur plusieurs volets qui m’ont particulièrement frappé et qui sont communs aux trois : les revendications d’archives, la protection des archives, les destructions d’archives.

Vue de l’exposition, avec au mur la carte des services à éviter d’attaquer et à protéger car contenant des biens culturels, dont des archives.

Concomitamment aux incendies de la Commune, la défaite de la France face à l’Allemagne matérialisée par le traité de Francfort du 10 mai 1871 voit la perte de l’Alsace et de la Moselle, rattachées à l’Empire allemand, et corollairement le transfert des archives les concernant en Allemagne (fonds de Colmar, de Strasbourg, de Montbéliard, de la principauté de Salm). Au cours des deux conflits mondiaux du XXe siècle, les archives de ces territoires convoités et malheureusement ballottés entre deux États vont et viennent au gré des victoires et défaites, à l’instar des archives spoliées par Napoléon. Au cours de la Seconde guerre mondiale, l’Allemagne va plus loin en organisant avec l’Archivschutz ou service de contrôle des Archives françaises un repérage des archives françaises relatives à l’Allemagne : sous couvert d’un intérêt scientifique indéniable, il s’agit avant tout de justifier la possession d’un territoire par la possession de ses titres, une pratique ancrée dans l’Ancien régime et non typiquement allemande qu’il aurait fallu mettre plus en avant dans cette section. En effet, quelle différence y a-t-il avec le zèle scientifique qui a animé les Français à propos des archives de la Sarre dans l’entre-deux-guerres : s’agissait-il d’un prélude à une annexion définitive ? 21 000 documents sont ainsi revendiqués par l’Allemagne du Troisième Reich au titre de trésors du patrimoine allemand, dont l’original du traité de Versailles de 1919 qui sera détruit dans des circonstances encore inconnues et dont la copie du courrier relatif à sa découverte et à son prochain envoi fait état. Les archives et bibliothèques privées des « ennemis du national-socialisme » sont elles aussi soumises au pillage, ce dont témoigne les documents relatifs à l’affaire Julien Cain, ancien directeur de la Bibliothèque nationale et juif envoyé dans les camps. Mis à part ces documents historiques, les archives courantes des administrations françaises sont saisies sous couvert d’une interprétation large des besoins de guerre par les institutions mises en place dans la France occupée.

Article du journal Le Matin, 11 septembre 1940, Pierrefitte-sur-Seine, Archives nationales.

En matière de destructions, la Première guerre mondiale prend de cours les archivistes : en plus d’une forte désorganisation du corps – 75% d’archivistes sont mobilisés -, les archives publiques situées dans les zones de combat sont grandement sinistrées, comme le soulignent les rapports commandés à l’issue de la guerre et les témoignages, comme celui du maire de Barcy, dont les archives ont été incendiées par des soldats allemands en 1914. On compte 2648 dépôts communaux sinistrés, dont près d’un quart totalement. On se rend compte à la lecture que ces archives publiques sont encore en grande majorité hors des dépôts départementaux, témoignant par là de l’échec de collecte et de centralisation des archives au niveau départemental. Des évacuations sont programmées dans l’urgence, comme les archives de Fismes (commune située dans la Marne et non dans le Pas-de-Calais selon le cartel), des commissions d’expertise des dégradations et de mise en place de protection sont organisées pour les 13 départements touchés, avec recensement des documents disparus, et d’autres commissions pour une reconstitution des actes détruits nécessaires à l’administration (projet de loi du 9 mars 1920). Les dommages de guerre réclamés à l’Allemagne et estimés par la commission des Réparations distinguent les documents « reconstituables » des « irremplaçables », piètre compensation financière pour des pans de l’histoire partis en fumée et des communes orphelines de mémoire. La Seconde guerre mondiale n’est pas moins destructrice pour les archives, comme en témoigne l’exemple de la Manche et des chartes du Mont-Saint-Michel qu’on ne conserve que par leur copie sur plaques de verre et pour les rares originales car l’archiviste de l’époque les avait empruntées chez lui pour y travailler (vu que cet acte contraire à toute déontologie les a sauvées, on jettera un voile pudique sur cette entorse, à ne pas refaire chez nous).

Face à ces destructions, la prise de conscience d’une protection à mettre en place se fait petit à petit. Il s’agit d’envisager l’évacuation des documents sensibles vers des lieux sécurisés : on connaît fort bien l’énorme entreprise de déménagement des oeuvres du Louvre sous la direction de Jaujard pendant la Seconde guerre mondiale, bien moins celle de Paul Jamot lors de la première, avec une mise en sécurité à Toulouse, mais celle des archives nationales était jusqu’à présent restée dans l’ombre. Qu’évacue-t-on en 1918 ? les priorités sont intéressantes car elles révèlent les soucis historiographiques de l’époque : il s’agit dans un premier convoi du contenu de l’Armoire de fer, des collections du musées, des actes carolingiens et des aveux des chambres des comptes, en partance pour Bordeaux. Lors de la Seconde guerre mondiale, l’évacuation est prévue de longue date (1932) : les archives sont dispersées, à l’instar des oeuvres d’art, dans des châteaux et dépôts de toute la France, ce que résume une carte de l’époque des service allemands. Il faut noter la différence de priorités d’avec la Première guerre mondiale : en 1939 ce sont les archives municipales et les archives administratives en formation qui sont plus particulièrement protégées. Marcel Baudot, aux Archives départementales de l’Eure, fourre des archives jugées d’importance seconde avec des documents précieux afin d’en éviter le pillage : cette méthode aurait cependant été inutile face aux incendies… La victoire allemande entraîne cependant des destructions de fonds et certaines archives stratégiques sont alors brûlées, afin de « protéger leur contenu » si on peut dire. L’exposition présente aussi une série de documents amochés par les conflits comme ce registre notarial de Saint-Lô émaillé d’éclats d’obus en 1944 ou un cartulaire de l’église paroissiale de Carentan. Les commissaires de l’exposition se sont également fait plaisir en remontant des caves le cycloventil, machine installée en 1938 dans les sous-sols de Soubise, et destinée non pas à l’aération des magasins ni au pompage de l’eau en cas d’incendie, mais à la fourniture d’air potable au personnel des archives qui devrait se réfugier dans l’abri de l’hôtel : machine spectaculaire, visible hors de son abri pour la première fois, mais au lien ténu avec la protection des archives en elle-même (tout comme l’expérience filmée et exposée du brûlis d’archives de nos jours). L’exposition rappelle aussi (trop brièvement à mon goût) la protection apportée aux archives laissées par les Allemands en déroute, notamment pour des raisons administratives et juridiques, que l’on imagine plutôt bien à la lecture de la directive du service des Archives de France à la Libération. L’exposition se finit sur des documents évoquant les restitutions tardives (fonds de Moscou par exemple restitué entre 1993 et 2001 et comptant près de 2 km d’archives de la Sûreté générale du ministère de l’Intérieur, dont des fiches et parmi elles celle de Cocteau ou encore une liste des lecteurs de l’Humanité en Alsace-Lorraine) mais cette fin est surtout l’occasion d’évoquer, sans document à l’appui, les opérations de protection en cours depuis 1945 : le microfilmage dans le cadre du Conseil international des Archives, les numérisations aujourd’hui. On peut cependant regretter que cette dernière partie, brûlante d’actualité (si on me permet l’expression), n’ait pas été plus développée : ne sont pas développés la convention de La Haye de 1954 sur la protection des biens culturels en temps de conflits armés ni le comité du bouclier bleu, créé en 1996 par quatre organisations non gouvernementales (l’ICOM pour les musées, l’ICOMOS pour les sites, l’IFLA pour les bibliothèques et le CIA pour les archives) pour faire appliquer cette convention. On retrouve peut-être ici le parti pris franco-français de cette exposition, qui ne permet pas de mettre correctement en perspective cette question des destructions, spoliations, restitutions et protection d’archives.

Fiches du fichier central de la Sûreté générale française (ex-fonds de Moscou), 1939-1945, Paris, Archives nationales

Le catalogue, richement illustré par les documents présents dans l’exposition, en reprend le plan chronologique en cinq sections, dont trois rédigées par Yann Potin, une par Isabelle Chave, la dernière par Sophie Coeuré. Les explications, forcément plus développées que sur les panneaux introductifs des sections au coeur de l’exposition ou sur les cartels, pallient en partie, mais en partie seulement, les critiques déjà formulées : on comprend ainsi beaucoup mieux les avancées archivistiques en réaction aux destructions d’archives, mais la question de l’universalité du thème et de ses développements actuels n’est absolument pas abordée alors que le catalogue commence pourtant par la confrontation, forte, de trois photos de destructions d’archives et de culture au sens large (une d’un autodafé lituanien d’éditions juives en 1940, une de l’incendie du siège de Charlie Hebdo en 2011 et la troisième des restes de manuscrits de Tombouctou incendiés en 2013).

Cette exposition sur l’histoire tumultueuse des archives françaises laisse donc une impression positive, voire très sur cette réflexion méta-archivistique, mais aussi une impression d’inachèvement et de timidité dans l’évocation de certaines questions pourtant essentielles : les entreprises de protection passé 1948, les liens avec l’actualité dans d’autres pays, les attitudes peu reluisantes de la part des archivistes et des régimes français à l’égard d’archives étrangères – heureusement beaucoup plus dans le catalogue -, la restitution des archives de Simancas face à celles de Moscou, la question de la protection des archives administratives des occupations suite aux défaites allemandes (1918 et 1945), la question de la destruction « préventive » (par exemple, archives des collaborateurs, archives diplomatiques détruites pour en empêcher la saisie), tandis que les avancées archivistiques, bien expliquées au fil du catalogue, sont peu perceptibles dans l’exposition elle-même. On concède que mis à part les archives confisquées ou survivantes, voire les ruines pour certaines, les contenants et les documents visuels, la présentation de fiches sur chaque fonds d’archives communales du Nord détruit n’est que peu attrayante et évocatrice auprès du grand public et qu’évoquer l’absence est d’autant plus compliqué.

Une exposition à visiter absolument cependant car elle permet de comprendre l’importance stratégique des archives dans les conflits qu’a connu la France à l’époque contemporaine, tant sur le plan administratif que symbolique, et la construction de services d’archives liés à la collecte, à la conservation et à la protection mais aussi à une destruction encadrée des documents « inutiles ».